L'ARGENTINE c'est 3700 km du Nord au Sud, 1400 d'Ouest en Est , 5 fois plus grand que la France et 14 millions d'habitants au km2 (40 millions au total).
Notre première impression est un pays d'identité partagée , étrange mélange d'Italien et espagnol (Castillan exactement). Au niveau décor , le Nord garde des traces de la Cordillère des Andes que nous avons suivi ces derniers mois, jusqu'à cette gigantesque cité portuaire à l'origine de clichés rapportés de France : BUENOS AIRES : un
sentiment de familiarité, la ville a en effet longtemps prétendu au titre de "Paris de l'hémisphère Sud" : architectures inspirées d'auteurs français, aucun passé Indien, peu de traces de l'ère coloniale contrairement à d'autres capitales d'Amérique latine ( 80% de la population est d'origine italienne!) ; La ville proprement dite comporte 3 millions d'habitants mais, agglomération banlieusarde réunie, approche les 11 millions d'habitant soit 1/3 de la population totale du pays : Ouah ! c'est énorme!
Néanmoins, c'est une métropole séduisante,et nous avons surtout tourné autour de Puerto Madero pour des facilités de stationnement, quartier dont les docks ont été remarquablement bien restaurés.
23 septembre : C'est donc là que nous rejoint Carole (Cako pour les intimes), notre amie d'Annecy. La première semaine, pas le temps de se reposer avec le programme que nous lui avons concocté dans cette Patagonie du Nord ; plus les cours des filles à rattrapper, car elle est venue les valises pleines de livres scolaires... mais aussi nombreux cadeaux chaleureux Made in France pour chacun de nous.Merci à tous!












* Observation des lions de mer à La Loberia :
réserve faunistique où ces espèces d'otaries (300 kg) viennent par centaines se reproduire sur les rochers, à raison de 10 femelles par mâle (les pauvres!);
* Péninsule de Valdès : étendue de près de 400 km de côte d'une grande biodiversité où, outre les 200 espèces d'oiseaux, pingouins, et nombreux mammifères marins (lions de mer, éléphants de mer, orques...),nous avons choisi la playa de "El Doradillo" pour admirer quelques-unes des dizaines de baleines franches australes, ces énormes cétacés de quelques 50 tonnes escortant leur petit, qui viennent à marée haute et approchent à moins de 2 m du bord effectuant cabrioles et dos crawlés.
Nous y rejoignons aussi quantités de voyageurs suisses, allemands, autrichiens et français que nous avons déjà croisés sur notre route ou que nous découvrons ;
HISTOIRES DE SUPER MANS !!!!
* visite de la colonie de manchots de Magellan à Punta Tombo où se regroupent plus d'un millions de ces oiseaux au large de l'Océan ; à cette période, les mâles remettent les nids de l'an passé en forme sous des arbustes et reforment des couples dans un brouhaha de cris style braiement de l'âne ;
Le climat est très venteux et le printemps s'installe tout juste, ce qui ne nous offre pas les conditions idéales, mais nous sommes tellement enchantés de voir et offrir ce spectacle que c'est tout ce qui restera de cette merveilleuse expédition...
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C'est seulement après d'interminables étendues rases jalonnées d'estancias, domaines agricoles sur des dizaines de milliers d'hectares que nous parvenons dans un paysage de Patagonie andine sur la région de la vallée inférieure du Chubut : Esquel : avec sa station de ski ; petit voyage à bord de la célèbre "Trochita" (=voie étroite puisque voie de 75 cm de large) : vieux train à vapeur et ses wagons de bois inauguré en 1945, roule à près de 45 km/h sur une petite portion totale de 18 km dans un paysage champêtre entouré de monts à 1500 m.
Nous renonçons à notre idée de traverser la frontière du Chili par la carretera australe car Cako a pris froid à Valdès et il vaut mieux qu'elle se repose un peu au chaud, sans subir les routes inconfortables de "ripio" qui deviennent vite infernales, selon l'état de certaines...




Du 9 au 15 octobre : le parc national "Los Alerces" deux grands lacs où des excursions lacustres sont organisées, qui abrite un glacier enneigé(Torrecillas) et d'innombrables alerces millénaires. Nous faisons du bivouac sauvage et Cako peut vraiment avoir un aperçu de ce qu'est vraiment notre quotidien de nomades, aller chercher de l'eau à la cascade 100 m plus haut, faire un feu de camp pour se réchauffer en pleine journée car le temps est bien trop pluvieux
Mais finalement une bonne occasion pour nous de mettre les filles au travail scolaire afin de ne pas prendre trop de retard.
Après une visite rapide de San Carlos de Bariloche qui est LA station touristique par excellence, qui a peu gardé de son origine galloise, nous nous aventurons sur la" route des 7 lacs", chacuns traversés par un cours d'eau où l'on pêche à la mouche : Eric initiera Chloé à la pêche aux lombrics avec grand succès au grand applaudissement de toutes ses filles qui se régaleront.Cadre idyllique qui nous rappelle un peu nostalgiquement les paysages canadiens à cette période de fonte des neiges comme nous les avons bien connus...mais nous ne croiserons ni ours ni orignal, seulement vaches, oies andines, perruches, rapaces
Caco récupère de belles couleurs, mais le vent fait place à la pluie, ce qui modifie encore un peu nos projets ; Caco reprend dans une huitaine déjà un avion à Neuquen pour Buenos Aires où elle reprend un vol pour la France.
Concernant la partie culturelle, nous aurons juste le temps de visiter un musée distrayant dans un cadre d'estancia datant de 1900, consacré aux Tehuelches à Leleque (qui est la communauté indigène de la région) et qui regroupe une collection ethnographique de Patagonie assez conséquente retraçant ainsi la vie des pionniers et des colons ; et son " boliche- Fonda"(bar où les colons venaient se ravitailler, se rencontrer) tenu par un Argentin au coeur Brésilien.
Puis , dans un autre registre, le musée paléontologique de Carmen Funes au coeur d'une vaste steppe ponctuée de derricks : on y admire la maquette du squelette du plus grand dinosaure découvert à ce jour : 40 m de longueur pour 8 de hauteur. Nous aurions dû y voir les oeufs exhumés au pied du volcan Auca Mahuida qui ont permis d'étudier les embryons parfaitement conservés mais ils se trouvent dans un musée au Chili.Tant pis!Une partie du musée est aussi consacrée à l'histoire du pétrole dans la région.










C'est bon
Tu peux y aller
Ca ne va pas toucher
J'ai vérifié
Et nous clotûrerons cette boucle par l'inévitable visite d'une "bodega" : la NQN : dégustation accompagnée d'une bonne pièce de boeuf et visite instructive de la cave aux installations ultra-modernes.
23 octobre Derniers cadeaux à emballer, valise difficilement bouclée, dernières recommandations de prudence...nous laissons Caco à l'aéroport avec un petit pincement au coeur, partagée entre la tristesse (vu les évènements familiaux des derniers jours) et l'envie car elle va retrouver la France et les gens que l'on chérit ; Egalement climat de relachement car nous devons reprendre nos habitudes à 4, les cours, et nous poursuivons notre chemin, notre rêve...avec encore un peu plus de convictions (si toutefois il nous en fallait davantage ?!)